LA FINANCE ET SON ARNAQUE


La finance est un élément clé de notre société. Liée au commerce, elle reste tout de même difficile à comprendre. En effet, les initiés utilisent un vocabulaire complexe qui repousse aisément, celles et ceux qui souhaitent en connaitre les fondements.

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LA FINANCE ET SON ARNAQUE

La finance est un élément clé de notre société. Liée au commerce, elle reste tout de même difficile à comprendre. En effet, les initiés utilisent un vocabulaire complexe qui repousse aisément, celles et ceux qui souhaitent en connaitre les fondements. Difficile dans ces conditions de connaitre cette finance, qui interfère si souvent dans nos vies, nos emplois, et nos projets.

Alors Mesdames et Messieurs, je vous préviens de suite. Trouvez une place confortable et détendez-vous, car vos idées reçues seront peut-être bouleversées par ce que je vais partager avec vous !

Premièrement, posez-vous quelques questions :

  • - Avez-vous des dettes ?
  • - Si oui, à qui remboursez-vous cet argent ?
  • - Vous demande-t-on de rembourser cet argent avec un taux d’intérêt ?
  • - Si vous n’avez pas de dette, votre argent se trouve-t-il à votre banque ?
  • - Si oui, sous quelle forme s’y trouve-t-il ?
  • - En monnaie, en écriture financière, ou sous forme de lingots d’or dans un coffre ?
  • - Votre argent est-il placé dans l’immobilier, en actions ou assurances vie, dans une cave à vin de prestige, des oeuvres de maitres, des objets de collections... ?

Les réponses vous regardent. En réalité, vous allez très rapidement comprendre pourquoi ces questions sont importantes pour vous.

À retenir : aux États-Unis, le 23 décembre 1913, quelques banquiers privés et puissants ont créé la FED ou Federal Reserve. Ils trouvèrent la solution pour à la fois, faire disparaitre la faculté à un état de pouvoir créer et maitriser sa monnaie librement, et facturer les prêts accordés aux États-Unis au travers d'intérêts perçus (6%). Ou comment enrichir des entreprises bancaires privées, à l’aide de l’argent public destiné normalement au bon fonctionnement d’une nation.

Un peu d’histoire. Comprendre le système monétaire

Définition de la monnaie fiduciaire (du latin fides, confiance, fidélité) :

Vous la connaissez bien, elle se trouve dans votre porte-monnaie. Vous l’utilisez régulièrement lors de vos divers achats. Elle existe depuis l’antiquité, sous la forme de pièces de métaux suffisamment rares, pour qu’une totale confiance puisse lui être accordée.

Ainsi au XXe siècle, l’or (étalon d’or) occupait toujours une place importante dans les échanges commerciaux. Dans ce système, toutes émissions de monnaie se réalisaient avec une contrepartie, et une garantie d'échange en or. À cette période, chaque pièce et billet en circulation, possédaient théoriquement son équivalent en or dans une banque. De plus, les pays devaient se régler entre eux, par ce métal précieux. Nous pouvons donc dire que la monnaie fiduciaire de l’époque était l’or.

Depuis les accords de la Jamaïque, qui font suite à la réunion de Kingston en Jamaïque les 7 et 8 janvier 1976, du Comité intérimaire du Fonds monétaire international (FMI), et plus précisément depuis le 19 mars 1973, les monnaies ne sont plus rattachées à aucun métal précieux. Les pays se règlent entre eux avec leurs propres monnaies, entre lesquelles, il existe un taux de conversion évalué par le marché des changes (Forex).

La nouvelle monnaie fiduciaire est donc devenue les pièces et billets qui se trouvent dans votre porte-monnaie. Cependant, la différence entre l’or et la monnaie, c’est que l’or est disponible en quantité limitée, alors que la monnaie peut être créée à volonté par les banques centrales de chaque État. Un état ne peut pas profiter indéfiniment de cette création monétaire. Car, si un état achète plus qu’il ne vend, alors le taux de conversion entre sa monnaie et celle du pays vendeur évoluera à son dépend. C’est ainsi qu’il lui sera de plus en plus difficile d’importer des marchandises, car elles lui couteront de plus en plus cher.

Ce phénomène s’appelle « la dévaluation ».

De plus, si la masse monétaire croit plus vite que l’économie réelle, alors l’argent inondera les commerces en perdant de sa valeur. Car cet argent sera disponible à tous (vendeurs et acheteurs) et en plus grande quantité. Cela entraine une augmentation généralisée des prix.

Ce phénomène s’appelle « l’inflation ».

Définition de la monnaie scripturale :

Bien moins connue, elle a tout de même une grande importance pour comprendre la situation des états qui l’utilisent actuellement. Pour bien la comprendre, un peu d’histoire est nécessaire. Au XVIIe siècle, les orfèvres étaient chargés de garder les possessions des riches familles et commerçants dans leurs coffres. Ils disposaient alors d’une grande quantité de ressources inexploitées. Par conséquent, ces orfèvres prêtaient une partie de ces richesses dans le but de les récupérer accompagnées d’un juteux intérêt. Cependant, ils ne prêtaient pas l’or matériellement, mais au moyen de lettres de change plus faciles à transporter. Ces lettres pouvaient à tout moment être échangées par les richesses qu’elles représentaient. Or, ces échanges avaient rarement lieu. Car bénéficiant d’une crédibilité suffisante, elles étaient utilisées comme monnaie à part entière. C’est ainsi que, malgré les prêts, il restait toujours des richesses dans les coffres des orfèvres. Alors, pourquoi ne pas prêter plus de lettres qu’il n’y a de richesses dans le coffre ? Cela procurerait beaucoup plus d’intérêts, et tant que les emprunteurs ne viendraient pas tous en même temps, demander l’échange de leurs lettres de change, ce système fonctionnerait. C’est de cette manière que les orfèvres devinrent banquiers, des prêteurs d’argent qu’ils ne possédaient pas, et qui n’existait pas !

Aujourd’hui, le système bancaire fonctionne de la même manière. Les orfèvres sont les banques ; les richesses dans les coffres sont la monnaie fiduciaire ; les lettres de change sont la monnaie scripturale. Lorsque vous empruntez dans une banque, cette dernière ne vous remet pas la monnaie fiduciaire de ses épargnants. Elle vous donne de la monnaie scripturale. Cette monnaie est créée quand le crédit est généré, et disparait lorsque le crédit est remboursé. Elle peut à tout moment être échangée par de la monnaie fiduciaire, mais comme à l’époque des orfèvres, cela arrive très rarement. Les banques peuvent donc prêter plus qu’elles ne possèdent. Nous estimons aujourd’hui que les réserves fiduciaires des banques sont de l’ordre de 15% (taux de réserve). Par conséquent, les banques prêtent environ 6 fois plus d’argent qu’elles en possèdent. Cette particularité du système bancaire se nomme, le «système des réserves fractionnaires».

Pour résumer :

  • - La monnaie fiduciaire est créée par les banques centrales qui sont des institutions gouvernementales.
  • - Les pièces et les billets font partie de la monnaie fiduciaire.
  • - La monnaie scripturale est créée par les banques commerciales, et pour la plupart privées.
  • - Cette monnaie est uniquement créée par un emprunt, et par conséquent, elle existe uniquement dans le cadre d’une dette.

Ce que vous devez retenir : c’est que, quels que soient vos revenus, 85% (plus maintenant) de la monnaie que vous utilisez aujourd’hui n’est rien d’autre que de la monnaie scripturale. Donc de la dette !

Nous étudions cela en première année de faculté. Mais personne ne pose pendant ce cours la question suivante : que pensez-vous de ce système ? Tout est vérifiable, et je vous invite à faire des recherches pour approfondir le sujet. Vous verrez c’est passionnant, une personne a d’ailleurs enquêté toute sa vie pour enfin en écrire un livre sur le sujet. Je vous conseille donc l’ouvrage incontournable «Les secrets de la Réserve Fédérale» de Eustace Mullins.

L'origine de la dette publique

Allons plus loin. Vous avez sans aucun doute déjà entendu parler de la dette des États ? Je vais vous expliquer pourquoi nos États sont endettés, et pourquoi vous devez en prendre connaissance très rapidement.

La dette est souvent mise en avant pour excuser nombre de choix politiques, et bien souvent, la principale cause citée est la dépense excessive de l’État.

Pensez-vous que c’est la véritable raison de l’existence de la dette publique ?

Concernant tout ce que nous venons de voir, il y a une légère correction à apporter.

En France, depuis la loi à l'initiative conjointe du gouverneur de la Banque de France, Olivier Wormser, et du ministre de l'Économie et des Finances, Valéry Giscard d'Estaing, n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France, dites loi Pompidou - Rothschild, l’État ne peut plus créer autant d’argent qu’il le souhaite à l’aide de sa banque centrale. Ceci est maintenant généralisé, pour toute l’Europe depuis le traité de Masstricht en son article 104, et la signature du traité de Lisbonne le 13 décembre 2007. En effet, en son article 123, ce traité force les états à se financer uniquement sur les marchés financiers, c’est-à-dire les banques commerciales, entre autres. Et si ces banques privées ne possèdent pas assez d’argent pour financer l’État, alors, ces banques commerciales sont autorisées à se financer à taux 0%, auprès de la banque centrale, maintenant la BCE (Banque Centrale Européenne) pour tous les pays européens. Sauf pour la Grande Bretagne qui a su garder sa monnaie, la City étant à ce jour une des meilleures places financières internationales.  

Avant les années 70, la Banque de France possédait la maîtrise de sa création monétaire, et prêtait directement à l’État avec un taux de 0%. Or, lorsqu’un État comme la France a besoin de fonds pour subvenir à ses besoins, il doit nécessairement emprunter. Aujourd’hui, non plus à 0% auprès de sa banque centrale, mais auprès de banques privées, avec cependant, un taux d’intérêt en échange, au profit de ces sociétés financières privées. Toutefois, la masse monétaire d’un État doit être maitrisée. Une économie en développement a donc besoin d’une croissance raisonnable de sa masse monétaire. Or, notre système actuel fait des banques commerciales les principaux intermédiaires pour la création de la monnaie. En effet, les ménages, les entreprises, et les États, ne peuvent faire appel qu’aux marchés financiers pour se financer. Par conséquent, la monnaie des banques commerciale, donc scripturale, devient l’outil de financement de toute la nation !

Que pouvons-nous en conclure ?

  • - Que plus de 85% de la monnaie qui circule dans l’économie est scripturale, donc de la dette.
  • - Que les banques privées détiennent l’essentiel du pouvoir de création monétaire
  • - Que l’État a perdu toute maitrise sur la création monétaire, ainsi que la maitrise des leviers économiques sur sa monnaie.
  • - Que l’État, donc tous les acteurs économiques du pays (ménages, entreprises…) doivent emprunter sur les marchés privés pour subvenir à leurs besoins.
  • - Que l'État nous ment chaque jour de notre vie depuis au moins 1973, idem pour les médias.

L’origine de la dette publique :

À retenir :

  • - Avant 1913, les Américains ne payaient pas d’impôts sur le revenu.
  • - Aux USA, la dette totale financée par les marchés de crédit se montait à 56 281 milliards de dollars fin 2012. Rapporté au PIB nominal de 15 851 milliards de dollars, l’endettement atteint donc 355%, un sommet historique pour les Etats-Unis. Aujourd’hui, le 12 juin 2014 à 20h57, la dette publique des USA s’élève à 17,530,306,240,000$.
  • - Avant 1973, la dette de la France était presque nulle.
  • - Aujourd’hui, le 12 juin 2014 à 20h58, la dette publique de la France s’élève à 1,866,140,306,000€.
  • - Les intérêts de la dette payés par la France en 2010 se sont élevés à 42,500,000,000€.
  • - Les intérêts de la dette payés par la France en 2012 se sont élevés à 55,000,000,000€.
  • - De 1973 à 2009, les intérêts de la dette payés par la France s’élèvent à 1,340,000,000,000€ pour une dette en 2009 à 1,489,000,000,000€.
  • - Considérant que plus de 80% de la monnaie en circulation est de la monnaie scripturale. Cette monnaie n’existe que dans le cadre d’une dette. Par conséquent, si toute l’économie est inondée de monnaie scripturale, toute l’économie est endettée !
  • - Non seulement la monnaie est basée sur aucune richesse réelle (or...), mais en plus les banques centrales pratique la planche à billet, ou QE pour Quantitative Easing, ou encore assouplissement quantitatif pour que plus personne ni comprenne rien.

L'historique de la dette française :

Ce qui est important de comprendre, c’est que notre dette est la conséquence directe des choix de notre système monétaire, et non celle d’une dépense excessive de l’État ! En effet, la création monétaire n’est possible que par le crédit. Si cette masse était remplacée par de la monnaie fiduciaire permanente, sa masse serait la même, et l’inflation serait du même ordre, alors que la dette totale de la société serait, elle, beaucoup plus faible.

Ce qui est incroyable, c'est que lorsque nous payons le moindre impôt, ces impôts, taxes, et amendes, ne servent pas à payer le fonctionnement de l'Etat, les routes, les salaires des fonctionnaires, la sécurité sociale, la sécurité routière, etc. Non pas du tout, elle sert uniquement à régler les intérêts de la dette au système financier, et par conséquent, aux plus riches de ce monde. Pour faire fonctionner l'Etat, il doit emprunter de nouveau, encore et encore. Et la dette augmente de plus belle !

Impossible pour la France de rembourser la totalité de la dette depuis 1973, elle est trop importante. Seulement depuis cette date, nous avons payé pratiquement l'équivalent du total de cette dette, en intérêts à ce système !

Pour conclure, je vous laisse le plaisir d’en tirer toutes les conclusions. Cependant, les faits sont bien réels, et ce système permet une source de revenus colossale au monde de la finance. De plus, il lui attribue le pouvoir d’influencer les gouvernements du fait de son rôle incontournable pour financer les nations. Cela sous-entend que, quel que soit le gouvernement en place, il se trouve sous l'influence du système financier dominant. En réalité, ce système n'existe que par l'ignorance du plus grand nombre.

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