Les Gilets Jaunes sont traités comme les Peuples colonisés !


On reposte un billet rédigé le 29 janvier 2019, intitulé : "Les gilets jaunes sont traités comme les Peuples colonisés" (sic). Les violences initiées par Macron contre les gilets jaunes sont scandaleuses, inacceptables. La Macronie a traité son propre Peuple, comme autrefois les métropoles traitaient leurs peuples colonisés.

.
1°)- Brigitte Pascall : On reposte un billet rédigé le 29 janvier 2019, intitulé : "Les gilets jaunes sont traités comme les Peuples colonisés" (sic). Les violences initiées par Macron contre les gilets jaunes sont scandaleuses, inacceptables. La Macronie a traité son propre Peuple, comme autrefois les anciennes métropoles coloniales traitaient les peuples colonisés d'Afrique.
 
N'oublions jamais : Macron est un méchant homme.
 
On n'a pas oublié des gilets jaunes condamnés à des peines de prison fermes, rien que pour avoir manifesté. Dans les maisons d'arrêt, les détenus de droit commun appellent les gilets jaunes les "politiques"(sic), tant leur condamnation leur semble incongrue.
 
On n'a pas oublié Jérôme Rodriguez, éborgné Place de la République. Ni Manu amoché Place d'Italie.
 
On n'a pas oublié ce jeune homme, trainé au commissariat, condamné à une lourde amende, rien que pour avoir osé dire : "Macron démission".
 
On n'a pas oublié l'ordre de Macron de tirer à balles réelles sur les Gilets Jaunes. Ordre heureusement jamais mis en pratique par les CRS eux même !
 
On n'a pas oublié ce que racontait Alexandre Langlois, Secrétaire du syndicat WIGI Police : Macron donnant directement des ordres à Benalla, sur un smartphone crypté, en pleine manifestation (source : BFMTV).
 
Il faut bien dire à notre dirigeant hexagonal, que donner tout l'argent du budget public, et donc nos impôts à ses amis du CAC 40, tandis que beaucoup de français, surtout les plus faibles, sont abandonnés sur le bord de la route. Il ne faut pas s'étonner ensuite d'être haï par le Peuple français.
 
Notre camarade Gérard Luçon m'apprend que la Gendarmerie a refusé les "primes matraque". Et de "mâter" les gilets jaunes en 2019, malgré les ordres insistants de Florence Parly, Ministre des armées. Qu'ils soient remerciés de leur courage. De leur force à dire "non" à cette dictature macronienne, que personne n'a le courage de dénoncer. Devant laquelle tous les corps intermédiaires corrompus s'inclinent. S'ovalisent. Rampent, histoire d'avoir quatre pésétas dans leur tiroir.
 
2°)-Article du 23 janvier : Le Peuple est à l'initiative. Le mouvement des Gilets Jaunes ne s'essouffle pas, bien au contraire. Ainsi Éric Drouet, figure des Gilets Jaunes, propose une "nuit jaune" et une grève générale illimitée à compter du 5 février.
 
Face à la détermination, le courage et la pugnacité des Gilets Jaunes, le Pouvoir Macronien n'a plus que le rempart de la Police et de l'extrême violence : plus de 1600 blessés gilets jaunes, selon les chiffres officiels, tandis que les soignants sont surpris de la gravité et de la violence des coups reçus par les manifestants. Gilets Jaunes "flasballés" à la tête par le désormais célèbre LB 40, éborgnés, mains arrachées, certains dans le coma.
 
Sans parler de la nouvelle loi anti casseurs, remettant honteusement en cause notre droit constitutionnel de manifester : prévoyant notamment une interdiction administrative de manifester, et la création d'un fichier de personnes "bannies" de manifester. « C’est un texte qui revient pratiquement aux textes des lois scélérates de 1970 , un hybride entre les lois de 1970 et la deuxième partie des dispositions de l’état d’urgence qui n’étaient pas encore intégrées dans le droit commun », ajoute Me Alimi, pour Médiapart du 22 janvier 2019. Même les députés LREM renâclent à voter ce texte inspirée directement de la célèbre loi anticasseur de Marcellin de 1970.
 
Cette violence d'Etat est sans précédent depuis la guerre d'Algérie. Alain Badiou raconte ses souvenirs de jeune militant SFIO puis du PSU, à compter de 1959. Comment on torturait dans les commissariats. Comment les manifestants hostiles à la guerre d'Algérie étaient agressés par des gendarmes en pèlerine de fer, frappant avec cette cape les anti-Algérie francaise (cf vidéo d'Alain Badiou sur Hors Sujet de novembre 2018).
 
Comme écrit Éric Werner : "les gouvernements européens ont tendance à traiter leurs propres populations comme autrefois les anciennes métropole coloniales traitaient les peuples colonisés"(sic) (extrait de l'article : "Violences policières : la revanche des faibles" du 20 janvier 2019 posté sur le blog "Vu du droit" de Régis de Castelnau). Rien de plus juste. En ce moment, on lit le livre de Jacques Pauwells intitulé "1914-1918, la grande guerre des classes", édition Delga, 2016. L'auteur raconte en détail comment étaient "traités" les soldats africains pendant la première guerre : parqués dans des camps, ne devant pas regarder une femme blanche, traités avec mépris, à peine nourris, mourant prématurément d'épidémie.
 
Aujourd'hui, rien n'a changé. Alexandre Langlois, syndicaliste policier du syndicat WIGI Police, raconte sur Le Média, comment sa hiérarchie, dans la salle de commandement, oblige les CRS de base, à commettre des actes, dont ils ne mesurent pas toujours l'ampleur. Ainsi, le 1er décembre, les gilets jaunes ont été totalement "nassés" Place de l'Etoile + Champs Elysées. Sans aucune rue laissée libre, leur permettant de s'échapper, comme il est de coutume. Les GJ n'ont eu d'autre "solution", que d'affronter la Police, soit une "'escalade de la violence", dont ont pu ensuite se gargariser les médias aux ordres.
 
Mais surtout, les manifestants ont été traités pareils à des porcs dans un élevage intensif. Comme des êtres jetables de seconde zone, pareil aux colonisés de la métropole française d'avant 1914 et pendant la première guerre.
 
LES MILITANTS SONT DEVENUS LES NOUVELLES CLASSES DANGEREUSES : la criminalisation des Gilets Jaunes devenue politique publique macronienne. En Amérique du Nord, Lesley J. Wood pointe dans son ouvrage "Mater la meute, la militarisation de la gestion policière des manifestants", édition Lux, LA GUERRE DE BASSE INTENSITE MENEE CONTRE DES MILITANTS PACIFIQUES : utilisation de gaz poivre, lacrymos, taser, flash ball, nasses, brigades anti émeutes, arrestations de masse, qui ont suivi les manifs anti G20 de Toronto en 2010, et d'Occupy Wall Street 2011, etc. Le capitalisme sécuritaire mate les classes moyennes, promues nouvel ennemi de l'ordre public.
 
En France, Matthieu Rigouste, auteur de l'ouvrage "La domination policière", édition La Fabrique, 2012, montre des analogies troublantes avec la militarisation menée outre Atlantique. La Police française, boostée par l'Etat d'urgence, maintient l'ordre social par l'usage de la violence la plus brutale. Jusque là, elle humiliait, brutalisait, harcelait, frappait les classes dominées, les pauvres : 10 à 15 morts chaque année dans les commissariats, comme Koume et Cayet. Désormais, elle s'en prend aux manifestants conscientisés sur lesquels elle utilise les mêmes pratiques.
 
Car il est interdit de réfléchir ! Alain Badiou développe cette idée : "la société capitaliste mondialisée veut qu'on travaille. Et qu'on lui achète les produits du marché. Ou qu'on la laisse tranquille, si on ne peut pas se payer ces biens. IL FAUT N'AVOIR AUCUNE IDEE D'UN AUTRE AVENIR POSSIBLE...! Pour la capitalisme, la pensée critique, c'est la chose abominable par excellence. Il faut une société sans boussole de la pensée : voilà pourquoi on organise depuis 40 ans sciemment, volontairement, la crise des idéologies" (sic) (cf Youtube, Alain Badiou, conférence sur la féminité, mai 2013).
 
La maltraitance des Gilets Jaunes est un fait tristement établi, incontestable. Le vrai problème, face à cette extrême violence subie par des manifestants, dont le seul mobile est d'obtenir des fins de mois moins difficiles, ce n'est pas tant l'attitude prévisible du Pouvoir, que la mollesse de caractère de la petite "gôche", qui feint, de plus en plus mal d'ailleurs, de défendre les classes populaires : PS, EELV, Générations, Autain, Libération, Le Monde, l'Obs, etc.
 
Face à cette brutalisation assumée des pratiques policières, le silence assourdissant de cette soit disante gauche droits-de-l'Hommiste, montre combien cette "gôche" n'est en réalité que l'aile gauche du capital, qu'elle soutient mieux que tout au monde. Comme écrit Alain Badiou, "la gauche a toujours été une institution du pouvoir dominant, elle en est une nuance" (sic) (extrait de : "Eloge de la Politique", édition Café Voltaire/Flammarion, 2017.
 
Le "mal", si on se place du point de vue du pouvoir actuel, commis par les Gilets Jaunes, ce n'est pas tant de manifester, que d'afficher des pancartes et banderoles critiques : "Pour une vie décente", "on veut pouvoir bouffer jusqu'à la fin du mois", "pour le RIC", "Rends-nous l'ISF d'abord", "Pour une indexation des retraites sur le niveau de l'inflation", "Macron démission", etc..., soit la boussole d'un autre projet politique concurrent du projet libéral, que l'on subit à tort depuis 40 ans (depuis Giscard), comme seul espace des possibles.
 
Nous vivons un très long Mai 68. Voilà pourquoi, avec un Peuple qui se réveille, il faut élaborer, peaufiner, développer une nouvelle proposition politique, en prenant appui notamment sur notre programme "L'avenir en commun". La priorité de 2019, c'est de voir l'émergence d'un programme des Gilets Jaunes fondé sur la solidarité et la partage, préconisant une vie décente pour chacun, avis...!
 
 
 

Lire la suite...

commentaire(s)