QUAND LE CINÉMA FAIT SON « COMPLOTISTE »


Il est bien des réalités cachées sous le manteau ludique de la fiction. Le cinéma peut être une formidable école de savoir et de sagesse pour ceux qui savent en dénicher les pépites

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Il est difficile d’accepter, de comprendre, que ce que l’on voit parfois de très étrange, de scandaleux, et même d’exagérer, dans des films dit de fiction, puissent être aussi la pure réalité. Ces spectacles audio-visuels sont faits pour nous amuser, pour nous distraire au sens noble du terme, c’est-à-dire pour nous faire oublier les soucis de la vie quotidienne. Néanmoins, certaines scènes ont une puissance pédagogique, sur certains sujets, qu’auprès d’elles, aucun expert, qu’aucun conférencier, même le plus talentueux, ne saurait jamais rivaliser avec elles.

Alors, ce matin, je suis tombé sur un petit bijou, une petite perle de vidéo, qui va vous en faire la démonstration :

« Les Vérités sont cachées dans les films ».

Nous avons sûrement entendu des milliers de fois, dans notre vie, cette expression surannée et érodée par le temps : « la réalité dépasse la fiction ». Mais notre esprit n’a jamais voulu accepter cette chose scandaleuse que nous rejetons au fond de notre esprit dit «rationnel » : la fiction des scénaristes est parfois la description scrupuleusement exacte d’une vérité que, seule, la fiction nous rend supportable !

A titre tout à fait personnel, je vais vous parler de ma propre expérience à travers les films d’un de nos plus grands réalisateurs français, « complotiste » et « lanceur d’alerte » bien avant la lettre: Henri Verneuil !

Chronologiquement, commençons par le premier ! « I COMME ICARE » (1979)

Un juge d’instruction enquête sur l’assassinat d’un président ! Le rapport avec celui de Kennedy est évident. Mais il y a une petite « pépite » dans ce film ! C’est la démonstration de l’expérience de Milgram faite dans le cadre d’une université. Où l’on voit que des individus tout à fait normaux et sains d’esprit sont capables d’exécuter les ordres les plus abjects, les plus criminels parce qu’ils se sentent protéger par une autorité qu’ils jugent « supérieure ».

Je suis sûr que cela fera sûrement écho à des choses qui se passent aujourd’hui, dans ce vaste monde en folie sanitaire !

A la fin du film, juste avant de se faire assassiner à son tour, écoutez le rapport qu’il fait dans son dictaphone, à son procureur. Là aussi, la fiction prend un drôle de goût de vérités !

Le deuxième est encore plus formidable de lucidité terrifiante. Pourtant, Verneuil a quand même été d’une prudence de Sioux en cachant beaucoup d’éléments tellement scandaleux que beaucoup de spectateurs, à l’époque, n’auraient pas été prêts à les entendre.

Ce film s’intitule : « MILLE MILLIARDS DE DOLLARS », avec le regretté et très talentueux Patrick Dewaere date de 1982.

Un journaliste, d’une revue économique française, enquête sur les magouilles d’une grosse multinationale US pendant la guerre. Déjà, il fallait oser! Car ce que Verneuil cachait sous le logo GTI, était en fait la compagnie bien réelle, ITT ! Mais ce n’est pas tout ! Ce pauvre Verneuil, dans sa démonstration minimaliste ne s’attaquait qu’à une seule compagnie, alors que nous savons depuis,  que c’est tout un complexe industriel américain qui a fricoté avec les nazis ! Les travaux de l’universitaire anglais Anthony Sutton sont impitoyables à ce sujet ! La scène de Kerjean-Dewaere avec Holstein-Jean Mercure est un petit bijou de démonstration iconoclaste.

Mais le plat de résistance, si l’on peut dire, c’est la scène qui se déroule lors d’un congrès GTI entre Cornelius "Nell" Abel Woeagen, président de GTI et Kerjean-Dewaere où ce dernier explique qu’il se pose des questions sur la concentration inquiétante des fortunes industrielles de la planète. Et nous étions au début des années 80 ! Ceci bien avant que les « Guignols de l’info » ne nous parlent du « COMMUNISME PRIVATISÉ » en 2011 ! Vous voyez, comme tout se tient !

Et cela vient du « cinéma » !

Je vous donne des liens sur les vidéos de ces scènes d’anthologie, à la fin de mon article.

Donc, de nombreux films, comme ceux d’Henry Verneuil, recèlent des vérités absolument ahurissantes et totalement « inacceptables » pour le commun des mortels que seul la fiction rend supportable. Oui ! Je sais ! Il faut aussi, un certain bagage culturel, et beaucoup de bon sens, pour les détecter, ces vérités cachées, et sé parer « le bon grain de ‘ivraie », ou séparer la réalité de la fiction. Aussi, pour mieux les protéger, et surtout protéger la santé mentale un peu fragile des spectateurs, nous avons la formule célèbre :

 

« Toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure et fortuite coïncidence »

 

(265) Les Vérités sont Cachées dans les Films... - YouTube

Des Hommes d’influence ; (1997)

« Mille milliards de dollars » Henri Verneuil (1982)

Extrait : La concentration des sociétés

« I comme Icare » Henri Verneuil (1979)

Extrait: L’expérience de Milgram :

Extrait : conclusion tragique du film :

 

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