Changeons le monde avec humour et détermination!
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TEXTES DE CHANSONS ANARS !!! à lire et à relire juste pour le plaisir; de vieux textes toujours d'actualité !


Du vieux , remis au gout du jour , car la revolution , c'est mort , mais il nous reste notre liberté de penser ! !!! :p

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Les paroles:

 

 

Révolte

 

Nous sommes les persécutés de tous les temps et de toutes les guerres

Toujours nous fumes exploités par les tyrans et leur cerbères

Mais nous ne voulons plus fléchir sous le joug qui courba nos pères

Car nous voulons nous affranchir de ce qui cause nos misères

 

Eglise parlement magistrature état militarisme

Patrons et gouvernant débarrassons-nous du capitalisme

Pressant est notre appel donnons l'assaut au monde autoritaire

Et d'un coeur fraternel nous réaliserons l'idéal libertaire

 

Ouvriers ou bien paysans travailleurs de la terre ou de l'usine

Nous sommes dès nos jeunes ans réduits au labeur qui nous mine

D'un bout du monde à l'autre bout c'est nous qui créons l'abondance

C'est nous tous qui produisons tout et nous vivons dans l'indigence

 

L'état nous écrase d'impôt il faut payer ses juges sa flicaille

Et si nous protestons trop haut, au nom de l'ordre on nous mitraille

Les maîtres ont changé cent fois c'est le jeu de la démocratie

Quelque soit ceux qui font les lois c'est toujours la même supercherie

 

Pour défendre les intérêts des flibustiers de la grande industrie

On nous ordonne d'être prêts à mourir pour notre patrie

Nous ne possédons rien de rien nous avons l'horreur de la guerre

Voleurs défendez votre bien ce n'est pas à nous de le faire

 

d'après Sébastien Faure

 

 

 

 

 

 

 

Juillet 1936

 

Juillet 1936 dans les casernes catalanes

La mort bute sur les milices et le peuple compte ses armes

Dans les villages et les hameaux les paysans groupent les terres

En un seul et riche morceau et passe le vent libertaire

 

Je pense à vous vieux compagnons dont la jeunesse est à la douane

et pardonner si ma chanson vous refait mal à votre Espagne

Mais j'ai besoin de vous apprendre j'ai envie de vous ressembler

Je gueulerai pour qu'on entende ce que vous m'avez enseigné

 

Donne-moi ta main camarade

Prête-moi ton coeur compagnons

Nous referons les barricades

Comme hier la confédération

 

A quelques heures de Barcelone se sont groupés des menuisiers

Et sans patron tout refonctionne on sourit dans les ateliers

Sur la place de la mairie qu'on a changé en maternelle

Des femmes ont pris la blanchisserie et sortent le linge au soleil

 

Donne-moi ta main camarade

Prête-moi ton coeur compagnons

Nous referons les barricades

Et la vie, nous la gagnerons

 

Tandis que quelques militaires font leur métier de matadors

Des ouvriers, des ouvrières détruisent une prison d'abord

Là-bas, c'est la mort qui s'avance tandis qu'ici: Ah madame c'est l'anarchie

La liberté dans l'espérance il ont osé la vivre aussi

 

Dame tu mano companero

I presta me tu corazon

Barricadas leventaremos

Como ahier la confederacion

 

Serge Utge-Royo

 

 

 

 

 

La chanson du Père Duchesne

 

Né en 92 nom de dieu mon nom est Père Duchesne

Marat fut généreux nom de dieu à qui lui porta haine cent dieux

Je veux parler sans gène nom de dieu

 

Coquin filou peureux nom de dieu vous m'appeler canaille

Dès que j'ouvre les yeux nom de dieu jusqu'au soir je travaille cent dieux

Et je couche sur la paille nom de dieu

 

On nous promet les cieux nom de dieu pour toute récompense

Tandis que ces messieurs nom de dieu s'arrondissent la panse cent dieux

Nous crevons d'abstinence nom de dieu

 

Pour mériter les cieux nom de dieu voyez vous ces bougresses

Au vicaire le moins vieux nom de dieu s'en aller à confesse cent dieux

Se Faire peloter les fesses nom de dieu

 

Si tu veux être heureux nom de dieu pends ton propriétaire

Coupes les curés en deux nom de dieu fous les églises par terre cent dieux

Et le bon Dieu dans la merde nom de dieu

 

Peuples trop oublieux nom de dieu si jamais tu te lève

Ne soit pas généreux nom de dieu patrons bourgeois et prêtres cent dieux

Méritent la lanterne nom de dieu

 

1893

 

 

 

 

 

 

 

 

La Makhnovstchina

 

Makhnovstchina, Makhnovstchina, tes drapeaux sont noirs dans le vent

Sur la route que tu traces, s'embrase la Révolution

Paysans, vous avez repris la terre, et détrôné les affameurs

Mais par un traité, Lénine vous livre aux armées allemandes

 

Makhnovstchina, Makhnovstchina, tu combats les guerres patriotes

Pour qu'enfin les prolétaires fraternisent sans entrave

Par la force vive de l'insurrection, tu repousses les armées blanches

Mais tu refuses de voir ton ennemi à Moscou

 

Makhnovstchina, Makhnovstchina, illusions, isolement fatals

Dans ton sang les bolchéviks, sauvent l'Etat capitaliste

Pour de bon, par-dessus les frontières, pour l'anarchie pour le communisme

Se rallumera le brasier qui consumera le Vieux Monde

 

 

 

 

 

 

 

Hécatombe

 

Au marche de Briv'-la-Gaillarde,

A propos de bottes d'oignons,

Quelques douzaines de gaillardes

Se crêpaient un jour le chignon.

A pied, à cheval, en voiture,

Les gendarmes, mal inspirés,

Vinrent pour tenter l'aventure

D'interrompre l'échauffourée.

 

Or sous tous les cieux sans vergogne,

C'est un usage bien établi,

Dès qu'il s'agit de rosser les cognes

Tout le monde se réconcilie.

Ces furies, perdant tout' mesure,

Se ruèrent sur les guignols,

Et donnèrent, je vous l'assure,

Un spectacle assez croquignol.

 

En voyant ces braves pandores

Etre à deux doigts de succomber,

Moi, je bichais, car je les adore

Sous la forme de macchabées.

De la mansarde ou je réside,

J'excitais les farouches bras

Des mégères gendarmicides,

En criant: " Hip, hip, hip, Hourra! "

 

Frénétique, l'une d'elles attache

Le vieux maréchal des logis,

Et lui fait crier: " Mort aux vaches!

Mort aux lois! Vive l'anarchie! "

Une autre fourre avec rudesse

Le crâne d'un de ces lourdauds

Entre ses gigantesques fesses

Qu'elle serre comme un étau.

 

La plus grasse de ses femelles,

Ouvrant son corsage dilaté,

Matraque à grand coup de mamelles

Ceux qui passent à sa porté'.

Ils tombent, tombent, tombent,

Et, selon les avis compétents,

Il paraît que cette hécatombe

Fut la plus belle de tous les temps.

 

Jugeant enfin que leurs victimes

Avaient eu leur content de gnons,

Ces furies, comme outrage ultime,

En retournant à leurs oignons,

Ces furies, à peine si j'ose

Le dire, tellement c'est bas,

Leur auraient même coupé les choses:

Par bonheur ils n'en avaient pas!

 

 

Georges Brassens

 

 

 

 

 

La rue des Bons Enfants

 

Dans la rue des Bons Enfants

On vend tout au plus offrant

Y avait un commissariat

Et maintenant il n'est plus là

 

Une explosion fantastique

N'en a pas laissé une brique

On crut que c'était Fantomas

Mais c'était la lutte des classes

 

Un poulet zélé vint vite

Y porter une marmite

Qu'était à renversement

Et la retourne imprudemment

 

Le brigadier, le commissaire

Mêlés aux poulets vulgaires

Partent en fragments épars

Qu'on ramasse sur un buvard

 

Contrairement à ce qu'on croyait

Y en avait qui en avaient

L'étonnement est profond

On peut en voir jusqu'au plafond

 

Voilà bien ce qu'il fallait

Pour faire la guerre aux palais

Sache que ta meilleure amie

Prolétaire, c'est la chimie

 

Les socialos n'ont rien fait

Pour abréger les forfaits

L'infamie capitaliste

Mais heureusement vient l'anarchiste

 

Plus de misère salariée

Mise à prix sur le Marché

Plus de patron et plus de patrie

Se tuer pour eux, c'est fini

 

C'en est assez des réformes

Des rébellions dans la norme

Faut régler radicalement

Le problème social en suspens

 

Dans la rue des Bons Enfants

Viande à vendre au plus offrant

L'avenir radieux prend place

Car le Vieux Monde est à la casse

 

Raymond la science, 1913

 

 

 

 

 

Le chant des partisans

 

Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines

Ami entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne

Ohé partisans ouvriers et paysans c'est l'alarme

Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes

 

Montez de la mine descendez des collines camarades

Sortez de la paille les fusils la mitraille les grenades

Ohé les tueurs à la balle et au couteau tuez vite

Ohé saboteur attention à ton fardeau dynamite

 

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères

La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse la misère

Il est des pays où les gens au creux des lits font des rêves

Ici nous vois-tu nous on marche et nous on tue nous on crève

 

Ici chacun sait ce qu'il veut ce qu'il fait quand il passe

Ami si tu tombe un ami sort de l'ombre à ta place

Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes

Chantez compagnons dans la nuit la liberté nous écoute

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dynamite

 

Il est un produit merveilleux expérimenté par la science

Et qui pour nous les miséreux fera naître l'indépendance

Tant mieux s'il éclate parfois en faisant beaucoup de victimes

Chez nos ennemis les bourgeois cela nous venge de leurs crimes

 

Placer une marmite bourrée de dynamite

Quelque soit la maison en faisant explosion en tonnerre ira vite

Pour inspirer la terreur il n'y a rien de meilleur que la dynamite

 

On guillotine Ravachol un copain qui avait de l'envergure

Aujourd'hui c'est un espagnol qu'on fusille pour son allure

Il su montrer à son tour qu'il était un homme invincible

En plus il promettait qu'un jour la vengeance serait terrible

 

Vive la dynamite puisque l'on nous irrite

A chaque exécution nous mettrons en action notre arme favorite

Car pour semer la terreur il n'y a rien de meilleur que la dynamite

 

Vous pouvez dresser l'échafaud la potence et la guillotine

Nous nous avons ce qu'il nous faut pour vous faire sauter en sourdine

Si vous croyez qu'ça finira vous êtes loin de votre affaire

Pour un homme qu'on nous tueras nous en foutrons 500 par terre

 

Avec la dynamite nous répondrons de suite

Casernes et prisons sans flûte sans violons danseront au plus vite

Car pour semer la terreur il n'y a rien de meilleur que la dynamite

 

Martenot, 1893

 

 

 

 

 

 

Le triomphe de l'anarchie

 

Tu veux bâtir des cités idéales,

Détruis d'abord les monstruosités.

Gouvernements, casernes, cathédrales,

Qui sont pour nous autant d'absurdités.

Sans plus attendre, gagnons le communisme

Ne nous groupons que par affinités

Notre bonheur naîtra de l'altruisme

Que nos désirs soient des réalités

 

Refrain:

Debout, debout, compagnons de misère

L'heure est venue, il faut nous révolter

Que le sang coule, et rougisse la terre

Mais que ce soit pour notre liberté

C'est reculer que d'être stationnaire

On le devient de trop philosopher

Debout, debout, vieux révolutionnaire

Et l'anarchie enfin va triompher

 

Empare-toi maintenant de l'usine

Du capital, deviens le fossoyeur

Ta vie vaut mieux que d'être une machine

Tout est à tous, rien n'est à l'exploiteur

Sans préjugé, suis les lois de nature

Et ne produis que par nécessité

Travail facile, ou besogne très dure

N'ont de valeur qu'en leur utilité

 

Refrain

 

On rêve amour au-delà des frontières

On rêve amour aussi de ton côté

On rêve amour dans les nations entières

L'erreur fait place à la réalité

Oui, la patrie est une baliverne

Un sentiment doublé de lâcheté

Ne deviens pas de la viande à caserne

Jeune conscrit, mieux te vaut déserter

 

Refrain

 

Que la nitro, comme la dynamite

Soit là pendant qu'on discute raison

S'il est besoin, renversons la marmite

Et de nos maux, hâtons la guérison

Place pour tous au banquet de la vie

Notre appétit seul peut se limiter

Que pour chacun, la table soit servie

Le ventre plein, l'homme peut discuter

 

Refrain

Charles d'Avray

 

 

 

 

 

 

 

L'Internationale

 

Debout les damnés de la terre,

Debout les forçats de la faim,

La raison tonne en son cratère,

C'est l'irruption de la fin,

Du passé faisons table rase,

Foules esclaves debout debout,

Le monde va changer de base,

Nous ne sommes rien soyons tout,

 

C'est la lutte finale groupons-nous et demain,

L'internationale fera le genre humain,

 

Il n'est pas de sauveur suprême,

Ni dieu ni césar ni tribun,

Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,

Décrétons le salut commun,

Pour que le voleur rende gorge,

Pour tirer l'esprit du cachot,

Soufflons nous-mêmes notre forge,

Soufflons le fer quand il est chaud,

 

L'état opprime et la loi triche,

L'impôt saigne le malheureux,

Nul devoir ne s'impose au riche,

Le droit du pauvre est un mot creux,

C'est assez languir en tutelle,

L'égalité veut d'autres lois,

Pas de droit sans devoir dit-elle,

Egaux pas de devoir sans droit,

 

Beaudouin nous saoule de fumée,

Paix entre nous guerre aux tyrans,

Appliquons la grève aux armées,

Crosses en l'air et rompons les rangs,

S'ils s'obstinent ces cannibales,

A faire de nous des héros,

Ils saurons bientôt que nos balles,

Sont pour nos propres généraux.